Jour 1 / Chapelle des franciscains

Premier jour de tournage
Le 24 mai à 18h 30
Chapelle des franciscains

Prologue

Devant la chapelle rouge une petite estrade recouverte d’un tissu noir et d’un fauteuil doré encadré par deux colonnes dorées.

Les jeunes sont habillés légèrement rétro, avec des vêtements qui leur plaisent ; il s’agit d’une évocation onirique et non d’un film historique en costumes d’époque.

  • Une jeune fille arrive sur la gauche de l’écran en regardant la caméra :
    « C’est une fable »
  • Un jeune homme sur la droite de l’écran :
    « Il y a un roi »
  • Une autre jeune fille sur la gauche :
    « Je ne vois pas de roi ici »
  • Une autre jeune fille de l’autre côté :
    « Le roi vient quand il veut ! »

Et ainsi de suite…

La caméra se déplace et on découvre deux jeunes hommes qui dialoguent selon le même principe :

  • « Il y a une guerre »
  • « Il y a plusieurs guerres »
  • « Elles sont éloignées »
  • « Derrière le Lac Blanc »
  • « Elles sont éloignées et proches »

Pendant ce temps dans la chapelle d’à côté, (elle bleue et vert), sont installés une table et un candélabre avec des bougies allumées : les jeunes princesses qui sont aussi des symboles (des couleurs, des planètes et des états de l’âme) se détendent. Séance de retouches de maquillage, coiffage, l’une tend le miroir à une autre… Elles n’attendent personne en particulier et s’occupent comme n’importe quelle jeune le ferait. Si Léa veut apporter sa harpe ce serait l’occasion car après cette séance nous n’aurons plus à notre disposition ces chapelles si bien colorées.

Un geste apparemment simple : l’une donne un bouquet de marguerites à l’autre (étude de la lumière, où se placer, recherche du geste « juste », diction… Soit apprendre en direct et sous le regard de la caméra et accompagné par les adultes présents.) Un bouquet de marguerites toutes simples cueillies dans un fossé et pourtant venues des profondeurs psychiques.

Les rushes seront conservés, une partie sera intégrée au film, l’autre servira de « making off »  et des prises de vues sélectionnées pourront être exposées lors de la manifestation des travaux d’élèves.

Nous espérons bien rentrer dans la boîte de belles séquences ! Alors à très bientôt,

« Les mots sont des vêtements endormis »

Jean-Louis Giovannoni

« Le roi vient quand il veult » (French Norman)

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